Avant de gravir le Toubkal

L’ascension du Toubkal se fait en deux jours au départ d’Imlil, point de départ pour de nombreux treks et randonnées dans le massif. Un bureau des guides est situé à côté du parking. Une cinquantaine de guides travaillent à tour de rôle et partent à la journée ou sur plusieurs jours (Prix: 300 dirhams/jour, soit 30 euros).

ÉPOQUE FAVORABLE:

 De mai à fin septembre. Difficultés techniques: aucune, hormis l’altitude. Il est référable de s’acclimater quelques jours avant de se lancer.

Dénivelé positif: 1530 m jusqu’au refuge,

+ 960 m jusqu’au sommet (sur 2 jours). Matériel : chaussures de marche à tige haute, bâtons télescopiques et vêtements chauds (gants, bonnet, veste polaire et coupe-vent, sans oublier les lunettes de soleil). Prévoir des crampons début juin, au cas où il resterait de la neige. Read more

Toubkal: le toit de l’Afrique du Nord

Depuis des décennies, le Toubkal fascine et attire les randonneurs étrangers, la plupart européens. Mais, depuis peu, les Marocains s’y mettent aussi. Et s’initient à la randonnée en commençant par le plus dur des sommets, parce qu’il est aussi le plus haut (4167 mètres) et le plus connu. Mais gravir un 4000, pour celui qui n’a jamais marché en altitude, n’est pas si facile. Beaucoup s’y aventurent une fois, une seule, jurant de ne plus jamais rechausser de chaussures de montagne après cela, quand ils en portent, d’ailleurs … Le Toubkal, c’est un peu quitte ou double: on apprécie l’expérience ou on arrête la randonnée à jamais. Les Berbères, eux, connaissent le Toubkal depuis toujours, et son sommet est sacré. Les autres Marocains le découvrent…

Ce week-end-Ià, comme tous ceux de la haute saison, le refuge du Toubkal affiche complet. Et, pour une fois, les Marocains sont plus nombreux que les Occidentaux: “Un groupe de vingt personnes est arrivé de Rabat, et l’on en attend une trentaine de Casablanca, annonce le gardien. Read more

Marrakech: jemaa el-Fna

Tu as franchi les épais remparts de terre rouge percés d’Å“ils sombres, tu as baissé la tête sous les voûtes et plongé dans les ruelles de la médina. Tu t’es baigné dans la moiteur de la vi Ile, croisant des regards brûlants, d’autres qui se sont dérobés d’un battement de main. Tu t’es rangé pour laisser le passage dans la venelle à une file hétéroclite de piétons, de carrioles, de camionnettes bringuebalantes, de vélos, d’ânes au bât débordant de sacs, babouches, djellabas. Tu as frôlé les étals, senti les écÅ“urants effluves d’une carcasse de mouton suspendue à hauteur de narine devant l’échoppe du boucher. Tu as humé les parfums entêtants de l’ambre et du musc, du cumin et de l’eau croupie. Tu as senti des ombres furtives s’engouffrer dans la sombre fraîcheur d’une maison basse tirant ses langues de tapis élimés jusqu’aux pavés. Tu as vu le forgeron, le menuisier, la paume noire du mendiant. Hélé par les enfants et les commerçants, tu déclines désormais toutes les offres de thé à la menthe chez l’un des milliers de “cousins” qui te feront faire l’affaire du siècle. C’est le souk, le vrai! Tes sens commencent à saturer. Dans les poumons de la médina, tu te débats entre enchantement, dégoût, fatigue et jubilation. Read more

les milles Kasbahs

L’enchantement commence à Ouarzazate, ville de garnison fondée en 1928 par la puissance coloniale française pour soumettre les tribus berbères du Haut et du Moyen Atlas, porte du désert, seuil de la “Vallée aux mille kasbahs“. Comme un viatique et un symbole - un échantillon de splendeur -, la kasbah de Taourirt à Ouarzazate, ancienne possession de la tribu des Glaoui restaurée par l’Unesco, annonce le catalogue de merveilles architecturales de terre crue qui composent, tout au long de la route vers les gorges du Dadès, des tableaux saisissants aux motifs ocre et rouge … Délités par les pluies et l’érosion, dressés comme des châteaux hantés sur un piton rocheux, plaqués ton sur ton contre la paroi minérale, ces constructions exaltent l’art rural amazighe. Comme les vallées avoisinantes, ce territoire est celui des Berbères. Read more