Ouarzazate: Les spécificités architecturales, une immense richesse patrimoniale

La richesse architecturale se manifeste par la reconnaissance internationale de ce patrimoine, dans la mesure où plusieurs sites nationaux ont été classés patrimoine universel qui nécessite la préservation, tels Volubilis, Fès, la place Jamaâ El Fna, la Casbah d’Ait Benhaddou…

En dépit de la prise en considération par l’UNESCO des efforts déployés par le Maroc pour préserver son patrimoine urbanistique et architectural, ce dernier connaît toujours une détérioration, à cause de facteurs naturels et humains ayant un impact négatif sur les structures des monuments historiques, a-t-il fait remarquer.

Présent lors de cette rencontre, M. Abdelkader Chentouf, représentant le secrétaire général de l’Union du Maghreb Arabe (UMA), a souligné l’importance du thème choisi pour cet atelier, qui s’inscrit dans le cadre des recommandations de la dixième session du conseil ministériel maghrébin de l’habitat et de l’urbanisme, tenu l’année précédente à Alger. Read more

Ouarzazate: Kasbahs et Ksour du sud-marocain, en quête de nouvelles fonctions

Les Ksour, Kasbahs et greniers collectifs du sud marocain recherchent désespérément leur charme d’antan. Leur cadre de vie approprié n’est plus. Leur épargner la ruine totale passe aujourd’hui par la quête de nouvelles fonctions.
Une reconversion qui vise à impulser un autre souffle à ces splendides bâtisses. Richesse architecturale certaine, les Kasbahs et Ksour défient l’usure du temps. La reconversion entend créer des fonctions touristiques, socio-éducatives ou culturelles. Un nouveau cadre de vie est offert à ces espaces qui meurent en silence.

“Il fallait accompagner le processus d’éclatement, survenu suite à la rupture des liens qu’entretenaient les hommes avec leur milieu social et naturel”, fait remarquer Mohamed Boussaleh, directeur du Centre d’Etudes de Réhabilitation des Kasbahs du sud et sub-atlasiques (CERKAS), instance chargée de préserver le patrimoine.

Certes, des voix s’élèvent pour dénoncer une certaine dénaturation des sites patrimoniaux. Néanmoins, cette démarche demeure l’une des plus objectives pour la mise en valeur de ces monuments. Seul impératif: harmoniser les deux exigences, de telle manière qu’il n’y ait prédominance de l’une au détriment de l’autre. Mais cet objectif n’est pas pour autant aisé à atteindre. Le chemin des bonnes volontés est parsemé d’obstacles. “Ces sites sont considérés par certains comme une entrave à l’évolution sociale et économique”, explique avec regret le directeur du CERKAS, basé à Ouarzazate. Read more

Les mots du Dadès

Agadir ou ighrem : grenier collectif.

Amazigh (pluriel Imazighen : hommes libres) : Berbère.

Au Maroc, cette communauté est composée de trois groupes linguistiques: tachelhit (Souss et Agadir), tamazight (Moyen Atlas) et tarifit (Rif).

Casbah ou tighremt : construction fortifiée de plan carré comportant quatre tours.

Valée de Dadès

Valée de Dadès

Douar: village.

Jemaa : assemblée des anciens, dirigée par un amghar. Cette instance assurait l’arbitrage dans

le groupe et le fonctionnement

du système social et politique. Elle existe encore dans certains villages.

Ksar (pluriel ksour) : village communautaire constitué d’espaces publics (grenier, forge, mosquée, etc.) et de maisons privées. Dans l’enceinte, on peut trouver une ou plusieurs casbahs. Les ksour ont disparu, mais les associations tentent de rétablir des systèmes communautaires, notamment pour la distribution de l’eau. Read more

les milles Kasbahs

L’enchantement commence à Ouarzazate, ville de garnison fondée en 1928 par la puissance coloniale française pour soumettre les tribus berbères du Haut et du Moyen Atlas, porte du désert, seuil de la “Vallée aux mille kasbahs“. Comme un viatique et un symbole – un échantillon de splendeur -, la kasbah de Taourirt à Ouarzazate, ancienne possession de la tribu des Glaoui restaurée par l’Unesco, annonce le catalogue de merveilles architecturales de terre crue qui composent, tout au long de la route vers les gorges du Dadès, des tableaux saisissants aux motifs ocre et rouge … Délités par les pluies et l’érosion, dressés comme des châteaux hantés sur un piton rocheux, plaqués ton sur ton contre la paroi minérale, ces constructions exaltent l’art rural amazighe. Comme les vallées avoisinantes, ce territoire est celui des Berbères. Read more

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